C’est le principe des Jeux. Comme on prête qu’aux riches, on ne salue que les médaillés. Et c’est le jeu, le 4e n’est pas invité sur le podium. Alors, comme Ladji Doucouré à la fin du 110 m haies cet après-midi, il pleure. Souvent. En se disant qu’il est passé à côté “de quelque chose de grand”. C’est qu’on dit Jean-Baptiste Macquet et Danny Rodrigues… 5e en aviron et en gym. Quand on termine 4e, on fait le tour de ce que l’on a pu manquer, de ce qu’on a mal fait. Et on rumine. En oubliant parfois la valeur des trois qui sont devant.
Quand on est 4e, la vie ne s’arrête pas. Non, elle continue juste comme avant. Loin du tourbillon médiatique des médaillés et de la reconnaissance publique. On rentre vite dans le rang: celui des sélectionnés olympiques. Cet été, ça ne pèse pas bien lourd mais dans cinq ou dix ans, ça fera fureur dans tous les dîners en ville. “Quoi, tu as fait les jeux Olympiques ? Ca doit être super ?” Juste avant que l’on ne demande: “Tu as eu quoi comme médaille ?” Il faudra alors s’excuser: “Ben aucune, juste 4e.” Regard compatissant. “Désolé.”